Lundi 2 novembre 2009
Deimus est un homme lion nouvellement arrivé en Elwen, il est également un graphiste qui monte.

Le vent du Septentrion se lève de par le monde, poursuivant sa course effreinée, il emporte avec lui les saveurs de l'été.
En l'honneur de ce départ rituel, Les sages séculaires de toutes leurs branches se parent de couleurs chaudes et chatoyantes, tel un hommage à la chaleur et au soleil radieux, ils tapissent les fôrets de leur feuilles rouge et or, offrant aux yeux du monde un spectacle aussi vertueux qu'éphémère.
Les parfums changent eux aussi, les dernières fleurs de saison sont déjà loin, d'autres fruits ornent les campagnes, les sous-bois humides laissent poindre de merveilleux trésors d'automne, certains délicieux, d'autres mortels.
Le monde semble transformé en une douce fresque mélancolique,un monde contrasté, une parenthèse poêtique marriant l'Or ardent de l'été à l'Argent austère de l'hiver.
Qu'il est agréable de vivre telle merveille, parcourant les bois j'en savoure toutes les subtilités, toutes les variations...
Attendant l'hiver gelé et ses singulières beautés, il me semble déja sentir le vent se lever au Méridion, venant sceller lors du sacre printanier le cycle immuable des saisons.
Par Lhyn Sedrin - Publié dans : Concours Elwéniens - Communauté : rpg gratuit en ligne
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Lundi 2 novembre 2009
Kaël est un jeune celte conteur qui est toujours près à vous suivre dans vos trépidantes aventures, il ne fait pas beaucoup de bruit mais il écoute.

Les nuages défilaient au dessus de la cime des arbres, le vent soufflant dans les branches faisait voler des milliers de gouttelettes de rosées... Kaël, allongé au sol à même le doux tapis d'humus et de feuilles multicolores, observait le ciel, s'amusant de la course folle des nuages et s'émerveillant devant la beauté du ballet des branches au dessus de sa tête. C'était bon de rester ainsi, environné de nature, de prendre le temps, de ne plus réfléchir, de se sentir appartenir à un tout...

Sensation d'humidité sur sa joue. Il tourne la tête pour découvrir son meilleur ami. Le grand loup blanc l'observait, tête penchée, langue pendante, ses beaux yeux verts et or posés sur lui...invitation à se lever, à courir, le regard droit devant...oublier, oublier l'important,...ouvrir ses sens, sentir l'appel de la forêt ! ...sentir...

Les odeurs...
odeurs de terre humide, d'orages passés, d'animaux, parfum subtil des fleurs et des baies...
Les sons...
trilles joyeuse des oiseaux, brames fiers des maîtres de la forêt, musique douce du vent dans les branches...
Les contacts...
contact apaisant de la terre molle sous les pieds nus, griffures brulantes des branches basses, frôlements à peine perceptibles des animaux dans leurs course...
Les gouts...
le sucré des fraise des bois, l'amère-salé des champignons, le goût acre de la poussière sur les lèvres...
Les couleurs...
Le vert dominant des végétaux, le marron des troncs séculaires, gardiens de ces lieux, le jaune de la lumière se déversant entre les branches pour venir tacher le sol...

Enfin il se jeta au sol, le souffle court les yeux fermés... La terre sous son dos, le vent à ses cotés, l'immensité du ciel au dessus de lui... De quoi se sentir petit, tout petit en regard de la majesté de la nature.
Le celte finit par se relever. Devant lui la forêt cessait, laissant place à un chemin de terre au bout duquel se tenait la cité d'Elwen. Il l'emprunta et quitta la rassurante quiétude des bois.

Il se retourna une dernière fois pour embrasser du regard l'immensité verte et marron de la forêt, puis il la salua d'un signe de main, comme on salut un ami. C'était toujours ainsi, tous les matins.


-A demain, Mère Nature !
Par Lhyn Sedrin - Publié dans : Concours Elwéniens - Communauté : rpg gratuit en ligne
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Lundi 2 novembre 2009
Eärendil est un poète il erre de par les chemins du royaume et si vous le rencontrez sa douceur vous ravira.

Une caresse le surprit au cours de sa rêverie…

Ouvrant grand les yeux, Eä ne vit rien d’autre que ces troncs parés d’une étoffe verdoyante et douce que donne la mousse aux chênes et aux châtaigner à cette époque de l’année. Vêtement illuminé par le soleil de l’après midi avancé, que les feuilles jaunies et mourantes, parvenaient à enluminer de dorures douces et changeantes. Depuis ce sol qui les accueillait dans ce dernier repos, les fines écailles déchues qui coloraient auparavant les membres forts et imposants de ces géants jetaient ici leurs dernières lumières.


Il n’aurait pu dire depuis combien d’heure, ou de jours, il déambulait parmi les corps immobiles et sereins de ces êtres trop vieux pour que son existence ne soit autre chose qu’un souffle trop vite éteint. Pourtant, les sages personnages aux ombres si complexes l’avait accueillit sans résistance lors de ses voyages. Et depuis, les écouter vivre si lentement apportait au jeune homme une joie sans nom.

Mais c’est une lettre, aux effluves de bois et de feuilles décomposées, qui vint le tirer de ses songes : une odeur persistante, puissante, qui offrait à ses sens un message à la fois intemporel et unique. Un long murmure qui se laissait porter par des vents doux et humides depuis quelques temps déjà… Mais une parole qui devenait pourtant claire en cet instant, faite de mots qui portaient en eux toute la passion d’un temps qui se meurt….

Le dernier chant d’un Eté laissant son trône au nouveau souverain, dans un cycle depuis toujours perpétué, que conclue un sourire autant qu’un soupir pour accueillir la mort apaisante.

La lumière changea alors, laissant une douce mélancolie aux lueurs argentées dans les yeux du spectateur, l’odeur se fit plus intense, chargée d’effluves de champignons encore jeunes, de glands en pleine germination, de châtaigne se préparant à offrir la vie…


L’Automne prenait une fois encore la mesure de son pouvoir tout juste acquis, sachant qu’il passerait aux yeux de ce Monde pour un Tyran cruel.
Et faisant face au poète, par son corps infini et son souffle profond, il entama son Histoire, celle qui préparait la Terre à renaitre de ses cendres.
Et Eärendil écouta, longtemps, très longtemps, devenant le dépositaire d’un consensus sans âge, Promesse passée entre les saisons depuis la naissance du Monde….

Une caresse le surprit au cours de sa rêverie…

Par Lhyn Sedrin - Publié dans : Concours Elwéniens
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Lundi 2 novembre 2009
Le concours de la saison


 En Elwen à chaque saison nous essayons de faire une animation (chaque mois aussi d'ailleurs) donc pour la fête de l'automne deux concours ont été lancés l'un d'écriture et l'autre d'expression plastique.
  Pour le concours d'écriture :
Titre : Concours de la fête de l'automne.
Sujet : Ecrivez un cours récit mettant en scène votre personnage se promenant dans les bois.
Prix :  Le premier gagne le titre de Roi de l'Automne et un objet spécial.
  Les trois premiers gagnent 1000 P.O. chacun et la publication de leur texte sur blog.

 
Par Lhyn Sedrin - Publié dans : Concours Elwéniens - Communauté : rpg gratuit en ligne
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Vendredi 30 octobre 2009
 Il y a quatorze ans naissait en terre nissarde une petite chatte calico, elle était là dans une cage avec ses frères et soeurs dans une animalerie qui ne méritait pas de porter ce nom, nous l'avons échangée contre de la monnaie, beaucoup de monnaie, ces gens faisaient leur commerce, peu nous à importé sur le coup. Je pris le petit bout de chat contre moi, dans ma veste car il faisait froid, nous avons pris le bus pour nous rendre près de chez nous dans une grande surface afin de lui acheter tout ce dont elle aurait besoin, un harnais, un collier, une laisse, je voulais pouvoir l'habituer à la laisse pour la sortir ainsi, une boite aussi pour les vacances, et de la nourriture, pendant le trajet en bus nous avions pu constater combien elle apprèciait les croquettes la gourmande.

 La première nuit, pleine de principes, j'avais bloqué l'escalier qui conduisait à notre chambre mais elle avait réussis à franchir les obstacles qui la séparait de nous et vint dans mes bras dormir tel un bébé.
 Minuit, c'est ainsi que Patrick la prénomma était têtue et pouvait trouver milles et une s astuces pour obtenir ce qu'elle voulait.

 En grandissant avec nous elle nous montra et particulièrement à moi ce qu'était l'instinct maternel, elle m'a appris beaucoup. Elle était une compagne fidèle et aimante. Elle me suivait partout tout au long de la journée m'observant dans mon quotidien, je n'étais jamais seule.

Elle eut six chatons dont elle s'occupa parfaitement bien et auxquels nous trouvâmes des foyers d'adoption. Deux d'entre eux à ma connaissance sont encore en vie et en bonne santé.

Cet été pendant nos vacances dans le sud est Minuit a beaucoup maigris, elle n'était plus aussi gourmande et dormait beaucoup, nous avons mis cela sur le compte de la fatigue.
Il y a quelques semaines alors qu'elle s'était remise à manger elle a de nouveau maigris puis a cessé de manger elle dormait et ne se levait que pour boire, j'ai substitué son repas par du lait espérant qu'elle irait mieux mais rien n'y a fait.

Lundi 26 octobre à 22h30 la compagne des débuts de ma vie d'adulte, la compagne de mes marternités, la compagne de mes solitudes et de mes pires et meilleurs moments, ma plus fidèle amie est décédée.
Par Lhyn Sedrin
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