Lundi 2 novembre 2009
1
02
/11
/2009
10:55
Kaël est un jeune celte conteur qui est toujours près à vous suivre dans vos trépidantes aventures, il ne fait pas beaucoup de bruit mais il écoute.
Les nuages défilaient au dessus de la cime des arbres, le vent soufflant dans les branches faisait voler des milliers de gouttelettes de rosées... Kaël, allongé au
sol à même le doux tapis d'humus et de feuilles multicolores, observait le ciel, s'amusant de la course folle des nuages et s'émerveillant devant la beauté du ballet des branches au dessus de sa
tête. C'était bon de rester ainsi, environné de nature, de prendre le temps, de ne plus réfléchir, de se sentir appartenir à un tout...
Sensation d'humidité sur sa joue. Il tourne la tête pour découvrir son meilleur ami. Le grand loup blanc l'observait, tête penchée, langue pendante, ses beaux yeux verts et or posés sur
lui...invitation à se lever, à courir, le regard droit devant...oublier, oublier l'important,...ouvrir ses sens, sentir l'appel de la forêt ! ...sentir...
Les odeurs...
odeurs de terre humide, d'orages passés, d'animaux, parfum subtil des fleurs et des baies...
Les sons...
trilles joyeuse des oiseaux, brames fiers des maîtres de la forêt, musique douce du vent dans les branches...
Les contacts...
contact apaisant de la terre molle sous les pieds nus, griffures brulantes des branches basses, frôlements à peine perceptibles des animaux dans leurs
course...
Les gouts...
le sucré des fraise des bois, l'amère-salé des champignons, le goût acre de la poussière sur les lèvres...
Les couleurs...
Le vert dominant des végétaux, le marron des troncs séculaires, gardiens de ces lieux, le jaune de la lumière se déversant entre les branches pour venir tacher le
sol...
Enfin il se jeta au sol, le souffle court les yeux fermés... La terre sous son dos, le vent à ses cotés, l'immensité du ciel au dessus de lui... De quoi se sentir petit, tout petit en regard de la
majesté de la nature.
Le celte finit par se relever. Devant lui la forêt cessait, laissant place à un chemin de terre au bout duquel se tenait la cité d'Elwen. Il l'emprunta et quitta la rassurante quiétude des
bois.
Il se retourna une dernière fois pour embrasser du regard l'immensité verte et marron de la forêt, puis il la salua d'un signe de main, comme on salut un ami. C'était toujours ainsi, tous les
matins.
-A demain, Mère Nature !
Par Lhyn Sedrin
-
Publié dans : Concours Elwéniens
-
0
-
Recommander