La force de ma famille

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Pas d'histoire pour ce texte mais une réflexion que je pose suite à une discussion... Un discours que m'a écrit un ami solitaire. La femme que je suis n'est pas ľadolescente que j'étais devenue après une enfance rude mais favorisée. Pour comprendre c'est à cette enfance qu' il convient de remonter. J'étais exigeante, difficile, prompte à me mettre en colère mais aussi à oublier les mauvais coups. Je crois que j'ai toujours ce fond en moi. Mes parents travaillaient et j'étais entourée d'amour. Pourtant j'etais déjà seule. Ce dont je me souviens c'est qu' il y a toujours eut mon père ou ma mère pour m'expliquer les choses, m'inciter à trouver des réponses par moi-même. Et surtout quoi que je fasse, après les recadrages, l'amour.Mon père comme ma mère ont une sagesse qui les pousse à tirer un trait sur le passé pour aller de l'avant. Cette progression constante m'a rendue meilleure. Adolescente et même si la solitude était toujours là j'avais trouvé un moyen de me sentir mieux. Être la première de classe en français. Celà tenait beaucoup à mon imagination et à une espèce de capacité à amener les professeurs de littérature à ressentir ce que j'écrivais.  J'étais dans la maîtrise.  Cette position etait jouissive. Moi la moyenne la nulle autant le dire, j'étais meilleure en français que le meilleur de la classe.J'ai passé le collège et le lycée ainsi. En état de grâce où la solitude n'etait pas pesante. Où ma nullité en orthographe était compensée par une sorte d'excellence (sorte car en littérature la perfection n'existe pas.)A partir du lycée j'étais constamment fatiguée que je me ménage ou pas. Mes parents avaient le bon mot. Le sourire, l'encouragement, le matin personne n'était de mauvaise humeur à la maison. C'était la course pour se préparer dans la bonne humeur avec des jeux de mots de mon père ses piques à ma mère qui répondait avec le sourire.Quand je reviens sur le passé, c'est cet amour inconditionnel qui reste. Pas besoin de faire les bons choix. Il n'y a pas de "bons" choix.Pas besoin de ramener les meilleures notes. J'ai échoué dans des études qui leur ont coûté beaucoup et ils avaient de grands espoirs pour moi. Pas un mot de mépris, toujours un accueil et un amour égal sans jugement. Mon père et ma mère considèrent qu' ils ont aussi fait des erreurs dans leurs choix. Ils n'en sont que plus tolérants et puis la vie est ainsi faite avec tant de choix qu' on en emprunte la route sans savoir oú il va. Chacun agit au mieux c'est ce qui importe.Ainsi, lisant ce que cet ami écrivait j'en suis venue à la conclusion que j'étais privilégiée.  Mon père ne m'a jamais rejeté, jamais rompu le dialogue et jamais jugée. Mes parents m'ont donnés leur amour sans condition.Je sais que je fais de même avec mes proches. J'espère qu' ils le savent et qu'eux aussi ça les rend forts.Le secret de ma force est l'amour de ma famille, peut-être aussi l'affection que m'offrent mes amis.Merci à vous tous.

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