Un vide, le soir tombe, le silence est reposant, il est éternel, ce gouffre en moi s'est réveillé, j'avais réussis à l'oublier mais il n'y aura pas de répis, le rappel est brutal, ici, maintenant, tous les jours du levé au couché, je n'ai pas à survivre à la guerre, je n'ai pas abandonner mesenfants pendant de longues périodes pour pouvoir ramener une misère et les nourrir, je suis sous un toit et pourtant l'insécurité m'étreint, je suis vide, seule, je DOIS placer mon fils aîné, je DOIS le pousser à trouver quelque chose pour la rentrée, JE DOIS .... Comment ? De partout la même réponse, non. Le faire travailler ? Oui bien sur. Je suis derrière lui du matin à 8h jusqu'au retour de mon petit à la maison, je préserve jalousement du temps pour moi, difficile, impossible, toujours dans mon esprit la terreur des colères, de la mauvaise humeur de la hargne de la rancoeur, et au coeur du foyer je DOIS sourir, être aimable, aimante, agréable, d'humeur stable... Je meurs, je suis debout j'assure le quotidien, mais mon esprit étouffe.
Au coeur des larmes la boule à la gorge et l'estomac qui brûle jusque sur ma langue, une voix, douce, éperdue, angoissée, mon fils, le plus jeune, un cauchemar, je respire, il a besoin de moi, lui, lui il a besoin de moi, LUI, l'unique l'innocent, mon amour, mon ange, ma vie.
Il s'est rendormis, je veux vivre pour lui, être là quand il m'appel au coeur de la nuit, au coeur de ses nuits, quand il hurle sa colère et sa douleur sur lesquels il ne peut mettre aucun mot, pas encore, mon fils, mon tout petit, mais un jour tu y arriveras, je crois en toi, ma vie. Ma VIE. Pour toi j'attendrais, je fermerais la porte au nez des passions mortes, au nez de ma nuit, je remettrais les funestes chemins, pour toi, par toi, pour que toi tu aies une vie, une vie véritable et libre.
Je t'aime mon fils, tu es si fort, tu parviens à l'incroyable devant ton père, tu te gouvernes avec le courage d'un lion, domptant tes pires démons, je t'admire, même si tu ne liras probablement jamais ou avant longtemps ces lignes. Tu es fantastique dans tes progrès et dans ta volonté sans faille à les imposer à ta particularité.
Je t'aime, dors mon ange, dors, maman veillera sur toi aussi longtemps que tu en auras besoin, quoiqu'il en coûte.
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