Il était une fois un petit garçon toujours en mouvement qui aimait la douceur et les jeux, qui aimait la vie.
Pendant qu'il me submerge de sa présence, de ses coquineries, mon esprit pense.
Ma maison est mon intérieur, au sens littéral. Ceux qui y vivent, vivent en moi.
L'intérieur de ma demeure c'est la projection de mon esprit, c'est pour cela qu'il semble en fouilli, pour cela qu'il y a toujours un tas de choses en cours de création.
Contrairement a ce qu'on m'a dit un jour, je finis mes projets, à mon rythme, parfois rapidement parfois ça prend plus de temps.
Je suis consciente du fait que j'envahis de l'espace en commençant des travaux et en les laissant en plan pour en poursuivre d'autres, mais tout le monde ne prend pas un bain le soir, parfois on peut avoir envie d'en prendre un le matin, ou dans l'après midi...
Je suis consciente du temps que je n'ai pas et qui fuit à chaque instant.
Le grand et le petit bougent dans tous les sens, eux aussi ils occupent un espace qui se réduit, je ne parviens plus à écrire sereinement, je dois intervenir pour éviter que leurs espaces ne se choquent et qu'un conflit éclate.
Je me fais l'effet d'un éternel tampon, un parchoc entre les gens que j'aime, quand ce n'est pas le père et le fils, ce sont les deux fils, même au sein de ma maison il n'y a pas de paix. Doit-on vivre loin les uns des autres pour s'accepter ? Pour se comprendre, se respecter, s'aimer ?
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