Tout d'abord merci à tous les participants qui font vivre la Cité en ces temps d'examen et de grosses charges IRL.
Voici les textes des participants, autant les mettre là avant qu'ils ne disparaissent
Texte 1
[quote]Salut gentil petit lapin
T’arrêteras tu donc enfin
Raconte-moi quequ'chose de neuf
Ou va te faire cuire un œuf. [/quote]
Texte 2
[quote] C’était il y a longtemps, dans une contrée fort lointaine, nommée Royaume des pâquerettes.
En ce temps, le lieu représentait tout ce qu’il y avait de plus beau, de plus doux, de plus joyeux, de plus… Tout ce qu’il y avait de meilleur en ce monde.
Le pays des pâquerettes était situé à l’extrémité Ouest des terres. Près de ce qui fût, plus tard, un territoire celte.
L’endroit était plus que convoité, car chaque année, au même moment, les arbres fleurissaient, l’herbe devenait la plus verte, le soleil le plus grand, le ciel le plus bleu, les fruits les plus juteux, les papillons les plus colorés qu’il soit. Mais en plus de tout cela, au royaume des pâquerettes poussaient les arbres de pâques.
Certains nous parlent de tout un tintouin religieux de dieu, de résurrection, de trahison, de mort, de réconciliation… Mais s’il y a une seule religion en laquelle je dois mettre ma confiance c’est dans l’existence passée ou présente du pays des pâquerettes.
Cette contrée étaient connue de tous le monde, mais personne n’avait jamais réussit à trouver la fameuse vallée des arbres de pâque.
Ce que je sais, c’est que ma grand-mère m’en a souvent parlé. Elle me disait toujours :
-« Tu vois, au pays des pâquerettes, tout est merveilleux. Seules les âmes pures peuvent en trouver l’entrée. On dit que le lieu est protégé par la magie, et éconduit toutes les âmes malfaisantes. »
Cela pouvait sembler étrange, car sur les cartes représentant la légende, le pays des pâquerettes était entouré par les terres noires, habités par les plus viles créatures qui soient.
Mais, comme aucune de ces créatures n’avaient encore réussit à pénétrer le royaume, et que maintes n’étaient jamais revenus de leurs quêtes, tout un chacun avait imaginé que la chose était vrais.
-« Mais mamie, il y des gens qui habitent là bas ? – la relançais-je toujours. Et ses yeux se mettaient à briller à l’idée de tout me raconter, à nouveau -
-Bien sûr mon petit, il y a les lapins de pâque ! Ce sont eux qui te mènent en ce merveilleux pays et te choisissent. Ils t’emmènent chevaucher une licorne, traverser la source du chocolat, et t’accueil dans la vallée. On dit que les arbres sont en pate d’amande et recouvert de rubans et de petite clochette. Sur leurs branches sont accrochés des œufs, et à leurs pieds, les poules en couvent d’autres ! Leurs plumes seraient en chocolat, de toutes les saveurs qu’il soit. On raconte aussi qu’à la nuit venue, les arbres secouent leurs clochettes pour chanter et que les lapins n’ont pas besoin de les compter. Ils savent à l’écoute combien de clochette il manque et quel arbre n’est pas bien. Ils les chérissent et jardinent pour eux, les arrose de chocolat chaud et, le jour de pâque venu, tu trouves dans tes sabot un œuf qu’ils t’ont laissé. Ce sont bien eux qui te les amènes. Les plus grands travailleurs qu’il soit ! »
Chaque fois je m’endormais en écoutant ma grand-mère et plongeais dans des rêves au milles saveurs de chocolat.
Je n’ai jamais connu d’ailleurs mon grand-père. On disait qu’il était parti là bas et mort en affrontant une meute d’infâmes mercenaires, sans pitié et sanguinaires.
Quand j’ai grandis, je suis allée travailler au champ avec mes parents. Mais alors que mon enfance s’était envolée, le royaume des pâquerettes restait ancré en moi. Je VOULAIS y aller. Plutôt que de me briser le dos à planter des pommes de terre sous le soleil sec, j’aurais voulu me rouler dans cette herbe tendre et dodue d’une prairie aux arbres en patte d’amande et aux fruits en chocolats.
Ainsi, je fis toute les recherches possibles sur le pays, et retrouvais les vieilles cartes des générations qui m’avaient précédée.
Dans ma tête s’était formée peu à peu l’idée de retrouver cette contrée, qui sombrait dans l’oublie, et je réussis à me persuader que mon grand père vivait là bas, ou bien qu’un immense tombeau en chocolat avait été dressé par les lapins pour lui.
Je préparais mentalement mon départ, imaginais milles aventures… Sans jamais rien en faire. Ce fut sans compter l’arrivée de mes règles, qui m’obligeait à présent à être une femme.
Mon père se mit en quête d’un fiancé, et comme c’était un père bon, il en chercha des plus riches et des moins vieux, et me les présenta toujours.
Trop têtue, et pas décidée à me marier, enfanter et dire adieu à mes rêves, je rejetais tous ces gros répugnant qui pendaient a ma sonnette et faisaient miroiter leurs bourses… Et quand je dis bourse, je ne parle pas que de celles pleines d’argent.
J’avais les vu sur mon petit voisin bien sûr. Incroyablement beau, et doux mais incroyablement pauvre aussi. Chose qui le conduisit, lui et sa famille à fuir le royaume, ne pouvant plus payer les impôts.
Ce jour là mon chagrin fût si grand et si insoutenable que mon père compris ce qui me trottait en tête et annonça au dîner du soir qu’il ne voulait plus que je rejetasse le moindre prétendant. Malheur à ma beauté qui attirait tous ces hommes, parfois d’une bien plus haute société et prêts à faire un mariage pour le seul entendement de ma vertu et de mon frais minois.
Après un entretient fort déplaisant encore, je me vu promise à un vielle homme qui crachait ses poumons, mais dont la bourse se vantait de pouvoir prendre ma virginité. Bien sûr, à force d’être éconduits les plus jeunes gens m’avaient oublié, et, la bourse des autres ne valait pas le quart de celle-ci !
Mon père me rassura que c’était un bon mariage, il n’avait pas de famille ni enfant qui puisse prétendre à un héritage et je serais riche, et bientôt veuve.
Je vis donc mon mariage arriver en quatrième vitesse et je cogitais autant que je le pouvais, toujours pas décidée à abandonner le pays des pâquerettes.
Les semaines avançaient, et l’homme me parait de plus beaux cadeaux et m’emmenait promener pour se pavaner.
Je pris l’habitude de revendre ceux-ci et me construisait ainsi un joli pécule.
Une semaine avant mon mariage, j’étais prête.
Le soir de pâque j’attendais le lapin blanc. Baluchon en main et lettre écrite par le prête de la ville à mes parents. Oh bien sûr il avait voulu me dissuader de partir, de me réfugier près de notre seigneur plutôt que de m’aventurer vers le diable. Il s’était signé quand je fus partit, priant pour le salue de mon âme et le retour de ma raison, avait même été jusqu’à comparer le royaume des pâquerettes au fruit défendu. Il me menaça même de tout dire, de me faire enfermer. Enfin, il était tard et je pus savoir qu’il ne parlerait pas à mes parents avant le lendemain. Mon projet était sauvé.
Il était bientôt minuit, et je surveillais la rue et mes souliers, posés dans l’entrée, faisant semblant de dormir. Plusieurs fois j’avais sursauté en entendant un petit bruit mais toujours rien.
Alors que mes paupières se faisaient lourdes et que la fatigue commençait à me prendre j’entendis les cloches sonner les douze coups de minuit.
Une petite forme grise aux grandes oreilles et au pelage soyeux s’avança dans la rue. Derrière elle, il y avait un petit panier, remplis de chose rondes et dorées. Il s’avançait à chaque maison, entrait, et ressortait, le panier paraissant moi lourd. Il arriva à ma maison. Je vis son œil bleu me scruter, puis il repartit.
Je me levais doucement, et m’avançais à pas de loup dans la rue. La chose ne dura pas longtemps. Le petit lapin était vif et bientôt nous fûmes hors de la ville. Je me félicitais qu’il ne lui prenne pas l’idée d’aller au château et me dis que ce devait être un autre qui s’en chargeait.
Toujours est-il qu’au bord de la forêt, mon lapin se transforma en une belle dame à la robe grise. Je l’entendis siffler et un cheval… UNE LICORNE OUI ! S’avança. Elle attendit un peu, et un homme, vêtu tout de gris s’avança à son tour, sur sa licorne. Ils parlèrent un instant, et se tournaient furtivement vers moi de temps à autre. Je ne doutais plus qu’ils m’aient repérée.
Ils se tournèrent définitivement dans ma direction et je parus.
Sans ouvrir les lèvres j’entendis la femme me demander :
-« Que veux-tu ? »
Surprise d’abord, puis rassurée ensuite (eh oui c’était bien des êtres magique je n’hallucinais pas !) je répondis :
-« Je compte vous suivre au royaume des pâquerettes. »
Ils se regardèrent interloqués (ce ne devait pas être tous les jours qu’on le leurs demandait). La fille me regarda avec une douceur presque maternelle.
-« Si tu veux venir avec nous, il faudra montrer que ton âme est pure. De cette façon seule tu seras digne d’entrer au royaume des pâquerettes.
-Mais comment faire ?
-Suis ton cœur et tes pas te mèneront vers nous
-Mais mon cœur, comment ferais je pour le suivre ?
-Le cœur est aveugle mon enfant. A bientôt, peut-être ».
Puis ils disparurent dans la forêt, chevauchant leurs licornes au galop, leurs rires cristallins s’éloignant peu à peu…
Je contemplais mes pieds.
-« Et vous savez ou il dit d’aller mon cœur maintenant ? ».
*
Quand je me réveillais, ce que je pensais être le lendemain, je crus avoir rêvé. Ce n’est qu’en ouvrant les yeux que je sus que ce n’était pas un songe.
Mon ancien voisin, était devant moi et attendait que je m’éveil.
-« Comment te sens-tu ? – me demanda t-il visiblement réellement inquiet.
- Bien… Comment suis-je arrivé ici ? – ses yeux semblèrent rire –
- Tu es venu au milieu de la nuit frapper à ma porte et m’annoncer avec joie et enchantement que ton cœur t’avait mené à moi. Visiblement, tu voyages depuis longtemps, car aussi loin que nous soyons, je sais que tes parents te cherchent depuis maintenant bientôt trois semaines. Et tu t’es écroulée dans mes bras. »
Je me sentis perplexe à cette annonce, car je n’avais aucun souvenir de ces trois semaines !
-« Tu as de la chance de n’avoir eu aucun ennuis… Enfin d’être arrivée entière car si tu t’étais aventurée plus loin tu aurais été sur les terre des mercenaire, et je ne donne pas cher de ta peaux face à eux. ».
Je compris alors que j’étais prête de ce que l’on nommait les terres noires et je bondis du lit, lui racontait tout. Il prit un aire affligé et me souris gentiment en m’assurant que ça allait aller, qu’un messager était partis ce matin prévenir mes parents. Je lui défendais de dire que j’étais folle, en vain.
Le soir le dîner fût morne. Je savais que d’ici une semaine une calèche viendrait me chercher, et mon cœur battait de nouveau la chamade pour le jeune Ian.
Loin d’être indifférent, il avait reçue ma venue avec grande joie et mon départ avec morosité malgré mes délires sur les terres des pâquerettes.
Une fois couché, je restais longtemps éveillée à contempler la vallée s’étendre au loin. Le ronflement des parents et de sa sœur s’élevaient de leurs lits. Je n’avais pas remarqué qu’il me fixait et s’était approché doucement.
-« Pourquoi tu crois au pays des pâquerette ? ».
Il avait chuchoté, mais cela me fit tout de même sursauter. Je le regardais. Au sourire de la lune son visage était enfantin, quoi qu’il eu perdu ses joues un peu ronde d’autrefois.
J’aurais voulu lui dire que dans mon cœur je le savais, je l’avais toujours sut. Que ce ne pouvait qu’exister, que je n’avais pas déliré quand j’avais vu les lapins se transformer en homme et femme et chevaucher des licornes mais… Au vu de mon propre argumentaire je me sentis découragée. Quel personne de bon sens pourrait croire ça, c’est vrais ?! Je me contentais de lever des yeux remplis de désespoir vers lui. Il hocha la tête, me souris et parti se rallonger.
Le lendemain, j’aidais la petite famille au potager. Avec mes lourdes économies (amenuisées par ces 3semaines aveugles), je partis leurs acheter un nouveau cochon, pour les remercier de leur hospitalité. Ma bourse s’en trouva franchement allégée, mais qu’en avais-je à faire ? Bientôt je serais mariée à un riche vieillard et je n’aurais plus le bonheur de les voir pour leurs faire ce présent.
Ils le reçurent avec énormément de réticence, et face à mes arguments, finirent de certifier que j’étais folle. Gentille, mais totalement folle.
Ce soir là à nouveau, j’eu du mal à m’endormir, et sentais –cette fois- le regard pesant de Ian dans mon dos. Avait-il peur que je m’échappe ?
Les jours qui suivirent furent morne. Il n’osait plus m’adresser la parole, et pour éviter de me faire du mal, je fuyais sa proximité en m’acharnant au travail de la petite ferme.
Il restait 2jours avant qu’une calèche ne vienne me chercher et ne m’amène vers un destin tout aussi morne. L’espoir de trouver ce pays rêvé m’avait totalement quittée, et je crus mourir de désespoir quand je vis que Ian avait déserté sa couche, tant il tenait à ne plus me voir.
Pourtant au milieu de la nuit, une petite secousse m’éveilla. J’ouvris les yeux sur le visage fermé du garçon.
-« Dis, si on le trouve pas ce royaume, tu rentres et tu m’épouses. Si on le trouve… On avisera. Ai-je ta parole ? ».
Je fus tellement émue face à cette demande en mariage que je faillis dire que je l’épousais et que je n’aurais en ce cas nul besoin de pays merveilleux mais me ressaisit. Mon destin m’appelait au royaume des pâquerettes et je m’étais promis qu’aucun homme ne m’en déferait.
-« Combien de temps nous donnes-tu ?
-Un mois.
-Tu as ma parole ».
Il me tendit alors un baluchon et une cape, et partit atteler les ânes.
Nous voyageâmes longtemps, sans savoir ou aller, il me regardait souvent, inquiet. Par peur de me perdre ? Que je ne tienne pas ma promesse ? Qu’il m’arrive malheur ? Que je ne redevienne aveugle ?
Toujours est-il que nous avancions silencieusement, et chaque fois que je fermais les yeux pour me concentrer sur la route à suivre, je les rouvrais immédiatement, paniquée à l’idée de l’avoir perdu.
Enfin un soir que nous campions il s’assit à mes côté.
-« Cela fait deux semaines, nous avons évité tous les mercenaire en prenant par la forêt, mais nous aventurant plus loin, nous risquons selon toi de croiser d’autre créatures. Es-tu sûr de ce que tu veux ? ».
Je hochais la tête. J’avais le droit à deux semaine encore, je ne renoncerais pas avant.
Les jours passèrent, et les ombres nous suivaient. Les ânes refusaient souvent d’avancer et se mettaient à trembler au moindre mouvement. J’étais gelée jusqu’au os, et la peur se lisait encore sur le visage de mon ami. Ses sourcils étaient toujours froncés, il semblait en permanence sur ses gardes, prêt à attaquer.
La chose se produisit dans la nuit. Notre feu s’éteignit tout d’un coup, et la lune peinait à percer parmi les arbres. Des petites ombres s’approchèrent en riant. Ian s’éveilla, et me vit figée par la peur. Je ne savais ce qu’étaient ces choses, toujours est-il que nous distinguions clairement leur avantage en nombre, leurs mains crochus, et les yeux soit jaunes soit rouges, assoiffés de haine.
Ils commencèrent à bondir sur Ian avec de petits cris stridents et il fut bientôt à terre. Assaillis à mon tour, je m’évanouissais. Avant de sombrer dans l’inconscient, une étrange lueur apparu. J’aurais voulu la distinguer, mais la douleur me laissa là.
*
A mon éveil, j’étais seule au milieu d’une clairière près d’une pierre blanche. Je me levais et criais le nom de Ian, le cherchais, appelais au secoure mais rien ne venait. Mes larmes commencèrent alors à couler. Il était mort par ma faute, j’en avais la certitude.
Une femme avec de longs cheveux noirs et une robe grise m’apparut.
-« Mon enfant, ne pleure pas. Tu as trouvé le royaume des pâquerettes, n’es ce pas ce que tu souhaitais ? ».
Je me tournais vers elle interloquée et regardais autour de moi. Elles étaient où les pâquerettes ? Et l’herbe verte et dodue ? Et la rivière en chocolat ?
Comme pour répondre à ma question, elle m’emmena avec elle. Elle me fit ferme les yeux, puis les rouvrir. Devant moi s’élevait une immense vallée. Un château des plus merveilleux, éclairé par le soleil levant, l’herbe verte, le ciel au milles couleurs, les oiseaux chantaient… Mais Ian n’était pas là et tout ça me sembla… Futile.
-« Avez-vous vu mon ami ? ».
Sans un mot, elle m’amena vers ce qui ressemblait à un cimetière. Mais pas comme les nôtres, mornes et tristes. Ce cimetière respirait la paix et l’amour. Mes yeux s’emplirent de larmes. Sur les deux pierres devant moi s’inscrivaient le nom de Ian avec une épitaphe « A combattu valeureusement pour sauver une âme pure » et celui de mon grand père « Grand serviteur du royaume des pâquerettes ».
Je pleurais longtemps mon défunt amour et grand père. Mais la femme finit par me saisir par les épaules.
-« Mon enfant, ne pleures pas, ils ne sont pas mort. Regarde ces pâquerettes qui jonchent le sol. Pense que ce sont eux, qui renaissent. Et leurs âmes continueront à vivre tant que tu pourras t’en souvenir. »
Je hochais la tête, et séchais mes larmes. Mon cœur se serra, mais étrangement cela m’apaisait.
-« Mais que vais-je faire maintenant ? ».
Elle me sourit, et m’emmena. Je me laissais guider. Je visitais l’endroit avec elle et la laissait m’expliquer.
La rivière et les poules n’étaient pas en chocolat mais tout était beau et merveilleux. Elle me montra les fleurs et m’expliqua le bonheur du printemps, la joie de la nature qui revivait.
La nature devait mourir pour ressusciter et donner ce qu’il y avait de plus beau en elle. Comme les hommes.
Nous arrivâmes à la vallée des arbres de pâque, et s’ils n’étaient pas en patte d’amande, les œufs étaient bien la, et les clochettes tintinnabulaient joyeusement, célébrant la mélodie du printemps. Des petits lapins couraient et se transformaient en hommes. Je regardais la femme sans comprendre pourquoi elle me montrait tout ça.
«- Tu es trop jeune pour être parmi nous, tu as tellement de temps à vivre… Tous nos lapins sont les âmes pures qui renaissent ici. Chaque année, les chocolats de pâque nous rappellent de vivre, et de célébrer le jour de pâque, jour de la résurrection de la nature, le renouvellement de la vie. Un jour, quand tu seras vieille, tu viendras avec nous, si tu garde l’âme aussi pure qu’elle est aujourd’hui. Et alors tu seras à ton tour notre fidèle servitrice. Nous nous chargeront alors ensemble de perpétrer la tradition, et de rappeler aux futures générations que pâque est un jour bénit, car sans pâque, la vie ne reviendrait pas. ».
Je hochais la tête et compris ce qu’elle attendait de moi.
*
Il faut donc que je vous raconte la fin de mon histoire. Je restais quelque jours au royaume des pâquerettes et vis mon grand père lapin, assistais aussi à la résurrection de Ian par toutes les pâquerettes qui poussèrent sur sa tombe. Et bientôt lui aussi deviendrait un petit lapin.
On me mit sur un cheval et me renvoya chez moi. Mes parents pleurèrent. Je leurs racontais tout ce que j’avais vu, et pour qu’on ne me traita pas de folle, mon grand père m’avaient chargée de leurs dire certaines chose que lui seul aurait put. Ils pleurèrent de plus belle et je pleurais avec eux.
Mon père promis de ne point me marier, il laisserait mon cœur choisir qui je voulais. J’envoyais alors mes condoléance aux parents de Ian, et toute à ma tâche de perpétrer la tradition formais le projet d’écrire un livre. Pour cela, j’allais me recueillir durant cinq années dans un couvent, afin d’apprendre à écrire.
A mon retour on m’engagea comme jardinière au château. Je ne me suis pas mariée, car mon cœur devait revenir à Ian, mais mon livre eut un grand succès, et aujourd’hui vieille dame, les enfants viennent me voir tous les après midi pour que je leurs cuisine des bons gâteaux en leurs racontant l’histoire du Royaume des pâquerettes. Mais surtout, et plus important que le chocolat, je m’attelais à la tâche de leurs apprendre à célébrer la résurrection de la nature, qu’il fallait respecter et chérir, et à apprécier les petits moments de la vie comme… Manger un œuf en chocolat![/quote]
Texte 3
[quote][align=justify][i]Un jour paisible se levait sur la petite vallée. Le ciel bleuissait, l'herbe verdoyait et les petits lapins bondissaient joyeusement, insouciamment dans l'air vif du matin. Ignorant du cruel destin qui les attendait, les lapereaux s'ébattaient gaiment sous le regard du vieux lièvre. Pas un renard. Pas un nuage. Pas une menace.
Ding... Dong...
Le bruit légers fit lever la tête au lièvre, il sentait qu'il aurait du s'en rappeler. Il sentait que c'était important. Il ressentait déjà une sourde appréhension de ce qui allait se passer...
Ding Dong... Ding Dong...
Le brut se rapprochait, on en distinguait plusieurs maintenant. Il pouvait voir un nuage brillant venir vers la vallée.
Et du fond de son coeur de lièvre surgit la peur. Une peur irraisonnée ramennée a la surface par le son. Il bondit comme un fou cherchant a s'éloigner de l'endroit déjà condamné, faisant fuir les lapereaux sans expérience dans toutes les directions. Mais le lièvre s'en moquait: seul comptait la fuite. SA fuite.
Ironiquement il fut la première victime. Un gros oeuf au chocolat blanc, fourré a la praline et empaqueté pour la forme avec un ruban rouge lui atterrit sur le crâne, le tuant net. D'une certaine façon il fut chanceux: sa fin fut rapide mais les autres lapins ne furent pas aussi fortunés. Certains furent tout simplement tué par la peur de se déluge incompréhensible de sucreries, d'autre périrent a petit feu sous la pluie incessante de petit oeufs de chocolat noirs. Peu avaient droit a la mort rapide desservie par un chocolat géant.
Les survivant restèrent longtemps pétrifié dans leurs terriers même après le départ des cloches ailées, même après la mort des derniers échos de leur tintement. Mais la faim les tiraillaient, ils devaient sortir brouter... et puis ou était le risque maintenant?
Les pauvres si leurs esprits avaient pus envisager qu'il y avait pire... Ils ne se doutait de rien. Les pauvres boules de fourrures oubliaient vite les horreurs et s'étaient remisent a vivre comme d'habitude, oubliant leurs congénères morts, contournant et refusant de voir les cadavres pour s'intéresser aux oeufs.
Mais de toute évidence ce n'était pas bon. Pour eux du moins.
Aucun d'entre eux ne fit attention a la légère vibration du sol qui allait en s'accroissant. Se furent les cris, horribles piaillements d'excitation gourmande qui les firent fuir. Mais il était déjà trop tard.
La horde passât en écrasant tout sur son passage, les oeufs furent ramassé faisant redoubler les cris mais le reste ne fut que poussière. Réduit en poudre par les cruelles chaussures enfantines. L'herbe, la terre, le roc... partit en fumée. Et les lapereaux survivant ne furent pas épargnés par le carnage. Pourquoi faire attention a des petites choses velues, même si elles suintaient et étaient écrasées, quand il y avait du chocolat a porté de main a rafler avant le petit voisin? Quand on pouvais se servir de sa grande taille pour voler son butin un petit ou qu'on devait se servir de sa petitesse pour échapper a un grand voleur de trésors fondants sur la langue ou craquants sous les dents?
La petite vallée était morte, le sol dénudé, le ciel empoussiéré et la paix qui y régnait après le départ de la horde était celle des tombe et des champs de bataille juste avant l'arrivée des charognards.
Sur les portées de lapereaux qui bondissaient il n'en restait qu'un seul terré au fond du premier terrier qu'il avait trouvé. Peut-être vivrait il assez pour oublier cette journée, peut être vivrais il assez vieux pour se souvenir... en entendant le son des cloches l'année suivante dans la petite vallée.[/i][/align][/quote]
Texte 4
[quote]Oyez, oyez Elweniens !
En ce jour de carnaval,
Que coule à foison le vin !
Qu'abonde le Grand Festin,
En ce jour de carnaval,
Oyez, oyez Elweniens !
Jadis fut un de ces jours sovenables,
D'où sourdaient francherepues et joyances,
Ce fut un jour de repaistures,
Dont je dois vous narrer l'histoire.
S'ebanoyer fut le but de cette journée,
Jour de faements,
où le gab régnait comme un roy !
Mais alors vint un prestreais
Pour qui ce régal eut été de houlier.
Celui-ci jasa que marauds nous êtions
Et ruffians nous serions.
Alors nous dîmes à grand coeur et riant :
" Que l'onction te soit donnée,
Toi à qui le faux-masque est l' hoirier ! "
Puis nous criâmes à la folle assemblée :
" Sus à celui que nous allons toster !
Rôt, il remplacera les oeufs du mire ! "
Car vous l'aurez compris,
Ce quidam, ce fut un connin.
Voici la fin de cette histoire !
Ainsi prend garde à la bête qui ici gît,
Créature qui convoite ta nourriture,
Ne la lui donne pas en pâture !
Oyez, oyez Elweniens !
En ce jour de carnaval,
Que coule à foison le vin !
Qu'abonde le Grand Festin !
En ce jour de carnaval,
Oyez, oyez Elweniens ![/quote]
Le texte 1 est de Nirmael
Le deux est de Adenora
Le trois de Surin
Le quatre de Daïn
Encore merci à vous quatre.
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