Il y a des jours comme aujourd'hui, le soleil brille il fait beau, il fait bon même.
Mais voila, impossible de dormir il faut obéir au petit supporter ses hurlements ses caprices ses câlins intéressés (c'est déjà un homme, il a compris que pour obtenir quelque chose il fallait être attentionné... ) il y a des jours comme ça. Où la vie est insupportable. Des jours où on aimerait ne plus être simplement, ne jamais avoir existé. Il y a des jours... Et il y a des nuits... Et des jours encore et des nuits sans parler à un adulte de son âge, autrement que la civilité. Il y a des jours comme ça où on tuerait tout le monde où cette pulsion est si violente qu'on serre les poings et qu'on se met de l'eau froide sur le visage pour qu'elle passe.
Alors quoi ? Qu'est-ce que je veux ? Rien ... C'est là qu'est tout le noeud du problème, je ne veux rien. La paix, et je l'ai en quelque sorte, seule avec le petit, personne ne hurle à part lui...
On m'a dit que j'avais le choix. Oui j'ai le choix, quand une pulsion monte de l'assouvir ou pas. J'ai envie de tuer. Est-ce que c'est vraiment un choix que de ne pas tuer ? J'ai envie d'avoir de l'amour, pour moi et moi seule. Est-ce que j'ai le choix d'en avoir ? Je ne crois pas.
Quand on vous dira : " Tu as le choix" dites vous que la personne en face n'en a rien à cirer de vos soucis ou de vos détresses spirituelles. "tu as le choix" c'est une manière hypocrite de vous envoyer balader.
En réalité, il n'y a pas de choix, la vie s'impose à vous.
Je vais reprendre un quart de médicament et je ne sentirais plus rien, je vous rejoindrais dans cette belle vie magnifique et je pourrais tout comme le commun des mortels jouir du privilège d'avoir un toit sur la tête et de n'être pas malade, les hurlements de frustration de mon fils ne me toucheront plus et la vie sera belle.
Vivez en paix bonnes gens, l'été revient, nous sommes samedi la vie est belle, je vous souhaite à tous de bonnes balades en famille ou entre amis.
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