... Il vaut mieux éviter de penser. Alors que je prenais tranquillement mon petit déjeuner en toute quiétude, soudain me traverse la pensée que mercredi il faut emmener le grand chez les compagnons, que je n'ai pas téléphoné à notre gentille voisine qui a bien voulu le garder la dernière fois. Que .... Bref les divers possibilités ce sont amoncelées dans mon esprit et ce qui devait arriver arriva, l'angoisse.
Mon ventre se tord, mon coeur s'accélère, j'ai des frissons et les mains qui deviennent moites, j'ai froid à en claquer des dents... Hé ! Ho ! C'est pas finit toi ! Je m'interjecte, je me remue, je téléphonerais à ma voisine tout à l'heure, y a pas mort d'homme tout de même ! Marre de me prendre la tête et d'avoir des angoisses pour un rien !!!! Flûte alors ! J'agis. Je me lève je vais chercher les produits ménagers et je fais le tour des sanitaires, je reviens, l'angoisse est toujours là mais elle ne me paralyse plus.
Dans des moments comme ça je me dis que ce serait tellement plus simple la vie avec un homme, un qui rentre tous les soirs et qui s'occupe lui aussi de son grand... Mais bon c'est la vie, c'est comme ça. Tu me manques . Je me sens seule de nouveau au milieu des rendez vous de fin d'année, le pitchoun, lundi, le grand, mercredi, j'espère que tout ces actes serviront à quelque chose.
Je m'assieds, calmée, je prends mon petit déjeuner... Dehors les oiseaux chantent, l'odeur du vinaigre utilisé pour les sanitaires envahit la maison, il est temps d'aller frotter un peu tout ça.
Je me tente un nettoyage de voiture... Plus tard... Il fait 12° à Tours et le ciel couvert ne chante pas les beaux matins de juin, mais ça pourrait être pire après tout. Nous avons un toit sur la tête, les enfants sont heureux dans l'ensemble (l'ado qui râle à côté de moi ça compte pas!).
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