Mon grand a blessé son père en choisissant sur le papier de mettre mon nom de famille en lieu et place du sien.
C'est ma mère qui m'a permis de trouver les mots à lui dire pour lui faire comprendre qu'il ne pouvait pas renier ce qu'il était. Mon grand tu es l'héritier par ce nom, non seulement de ton père mais de ceux qui l'ont porté avant lui. Même si aujourd'hui tu es en colère en révolte contre ton père, tu ne peux renier que tu es issu de lui et de son père et du père de son père.
J'ai croisé le père de ton père, et j'ai vu un grand homme, au delà de ses erreurs et de ce que la vie lui a fait, un homme de culture et un artiste, un homme de savoir. Mamè a raison, il faut parler de ceux qui ne sont plus et raconter qui ils étaient, on apprend en histoire l'histoire de la france, l'histoire de l'humanité, mais chez nous on devrait apprendre l'histoire de nos racines, l'histoire de notre mémoire familliale, j'ai pu te raconter mon grand ce que je savais de ma famille et ton grand-père, mon père t'a raconté lui aussi. Mamè a raconté l'histoire de sa famille et comme nous communiquons beaucoup tu as pu recevoir cet héritage.
Je ferais mon possible pour t'apporter l'héritage de ton grand père paternel car il n'est plus là pour le faire, mais j'en sais si peu. La soeur de ton grand-père paternel pourrait te raconter son enfance si tu lui écrivais, je pourrais lui écrire pour savoir et pour te transmettre cette histoire qui est ton histoire.
Même si on est en colère en révolte contre un de ses parents, on est la synthèse de plus que deux individus, alors il faut être fier de nos ancêtres, et porter autant d'affection à nos deux lignées.
Merci mamè...
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