Un beau soir rentrant chez moi
Je trouvais sur mon chemin
La muse Polymnie
Rédigeant de son coeur l'émoi
Sur un vieux parchemin.
Plus tard par une fantaisie
Le destin à ma porte
Mis la précieuse Thalie
Réveillant mes passions mortes
Enfin après bien des écrits
Je voyageais sur les étoiles
Au côté de la brillante Uranie
En un bâteau aux blanches voiles
Euterpe pas sa musique
En moi éveillant
L'accent fatidique
Du matin mal veillant
Fit de la noire Erato
Retentir le chant profond
M'entrainant dans les abimes sans fond
Qu'ouvrait pour moi sa voix d'alto
Mais semblable au vent
Déjà Terpsichore la brûlante
Menait au zénith le soleil levant
D'une onde gracieuse et lente
Melpomène la fragile
Le deuil fêtait
De mes années passées
En son coeur d'argile.
Tandis que Calliope la blonde
De ses discours charmants
Aux élans désarmants
Rendait plus doux le monde
De sa plume cruelle
Gravait les années de ma vie
Clio la belle
Au sourire sombre et ravi.
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