Ils ouvrent la première maison, au pied de biche. Archaïque, mais plus personne ne peut faire fonctionner les engins qui nécessitent du courant, les vents solaires ont mis l'humanité à genoux. Encore des sourires crispés, des corps enlacés dans un lit qui n'est plus un abri.
"Vite ! Prenez tout. Il reste une heure." Elle répète ce qu' ils savent. Sa voix les rassure au milieu de la mort. Ils s' accrochent à ça. Piller pour survivre, au froid des nuits, aux bourrasques imprévisibles de la journée et à cette irradiation qui brule la peau même quand il ne fait pas chaud.
Les rares endroits vivables sont les grottes. Les souterrains ont été submergés. Par petits groupes ils se sont retrouvés.
"Il y a quelqu'un qui respire là! "
"Impossible..."
"Si je t'assure! Regarde!"
La vapeur sort de la bouche de l'endormie. Je compte presque une minutes, de nouveau la vapeur s' échappe. Je n'ai jamais vue de respiration aussi lente.
"On doit quitter les lieux."
Décision prise en un quart de seconde. Qui que ce soit elle doit la laisser, penser à la survie du plus grand nombre. La survie du groupe.
Ils sortent de la maison laissant la porte ouverte signe de leur passage. Tous les groupes font ainsi ça fait gagner du temps.
La lumière a viré au rouge sang. Ils courent. Plus le temps de penser. La grotte est là haut. L'escalade se fait.Chacun sait où comment et vers où.
"Demain on y retournera. Si elle est encore là on la ramènera. "
Silence. Dans l'aube givrée qui s' incendie tous revoient le visage de l'inconnue.
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