Londres, température 20°C, humidité 85%, on y voit à trois pas aujourd'hui, il fait beau, la borne publique est libre. Le matin à peine entamé, les "unités" ne commencent qu'à 9h, le Grand Gestionnaire, le super-ordinateur qui régie tout dans les Etats des Brumes est conscient des besoins de ses unités humaines, il en prend soin. Les horaires sont aménagés les postes distribués les naissances réglementées, les unions sont libres, étrangement les "unités" ne tombent jamais "amoureuses" des "unités" qui ne leur seraient pas compatibles. Etrangement aussi les "unités" qui présentent des imperfections ne peuvent se reproduire.
Dans la tête de Cain un de ses sinapse enregistre un influx nerveux plus important, depuis quelques temps cette zone lui permet de deviner quand il a un message sur sa messagerie réseau.
8h27 du matin. Les rues sont encore peu animées. La populace n'a pas encore quitté le cocon douillet de son petit chez soi pour rejoindre leur poste de travail. Ils sont soi-disant libres, mais il y a quelque chose qui le gêne dans cette société. M'enfin, ils peuvent bien faire ce qu'ils veulent, tant qu'ils ne viennent pas prendre la tête à Cain.
Un message, sur le réseau. Une offre de travail, très certainement. Il s'approche de la borne, libre. Il trouve étrange le fait qu'il sache aussitôt qu'un message lui est adressé. Il se passe des choses étranges dans cette ville. Il devra éclaircir cela, se dit-il, plus tard. L'emblème du super-ordinateur anime l'écran de veille. Une légère pression sur la vitre et la page d'accueil communautaire s'affiche. Une nouvelle pression et il se retrouve sur la messagerie. Un clavier virtuel apparaît. Il tape son pseudo et son mot de passe pour accéder à ses messages. Un seul, du juge comme toujours. Il l'ouvre et le lit.
Nous avons un travail pour vous.
Si vous êtes intéressé, rendez-vous au pub la Rose Noire, dans Soho, à l'angle de Broadwick St et Duck Ln.
L'offre n'est valable qu'une heure.
Pas de signature. Aucune formule de politesse. Un ordre plus qu'une proposition. Ce message est bien étrange, et n'inspire pas vraiment Cain. Mais il ne peut l'ignorer, ses finances ne le lui permettent pas.
Vingt minutes plus tard, il arrive devant le pub. Fermé. Ce qui ne l'étonne pas. Il se dirige dans la ruelle qui fait angle avec le bâtiment, et il passe par la porte arrière. Un homme, la cinquantaine, bien portant et le cheveux poivre et sel, est debout derrière le bar, en train de faire des comptes, lui semble-t-il. Cain se dirige vers le comptoir et s'assit sur un tabouret, en face de lui. Puis il attend l'entame la conversation.
- Salut. Les brumes sont plus épaisses chaque jour.
Le barman pose un verre sur un sous verre blanc, une feuille pliée en deux, dedans il y a un mini injecteur avec un robot nanite qui transporte le message, la cible et les informations la concernant.
-Je vous sers un spécial ?
Code pour dire que la cible sera multiple, c'est du très gros gibier cette fois.
Cain mime un oui de la tête pour répondre au barman, puis il se saisit de l'injecteur et l'applique sur son bras droit. Aussitôt le nanite remonte la circulation sanguine et va se connecter à la puce de son cortex. Les informations se chargent. Cibles multiples : Un homme aux cheveux grisonnants, et deux jeunes femmes, des jumelles. Il doit les effacer. Cain avale le verre et quitte le pub.
L'homme habite à Bristol, une ville de l'ancienne Angleterre, et les jumelles sont à Rome. Le plus simple et de commencer par Bristol. Cain regagne son véhicule, et rejoint sa première victime.
L'immeuble fait partie des vieux hotel de ville, l'entrée est étroite, pas de technologie ici, ou un minimum, le jardin est dans un état déplorable, les murs ne sont pas mieux, qui pourrait croire qu'ici vit quelqu'un, c'est une ruine. La porte est entre baillée.
Cain gare son véhicule et finit la route à pied. Il doit se faire discret. Ses pas résonnent dans les rues presque désertes. Une pensée d'un millième de seconde envoie une information à la puce de son cortex cérébral. Les implants cybernétiques transmettent l'information à la tunique qui change automatiquement de forme. Un manteau miteux avec capuche passera bien mieux que son aspect de tueur à gage. Deux minutes plus tard, il franchit le seuil du vieil hôtel. Dans le l'entrée, Cain s'arrête et active sa vision thermique.
De multiples tâches rouges, oranges et jaunes apparaissent. Des rats, des chats et des pigeons. Puis au second, une autre tâche, bien plus imposante que les autres. C'est sa cible. Ca ne fait aucun doute. Cain emprunte l'escalier, faisant craquer les planches de bois sous chacun de ses pas, et arrivé à l'étage, il s'engouffre dans l'enfilade de porte ouverte jusqu'à celle qui dissimule sa cible. Elle est entre baillée, il n'a qu'a la poussée pour entrée. Une impulsion neuronale fait jaillir la lame d'acier cachée dans son bras gauche.
L'atmosphère de la chambre jure avec le reste de l'hôtel. Tout est propre et bien rangé. Cet homme a visiblement bien prit soin de son lieu de vie. Peu commun dans un quartier comme celui-ci, où les habitants sont peu regardant quant à la propreté. L'intuition de Cain lui souffle que cet homme se cache ici, mais visiblement, sa trace vient d'être retrouvée. Le quinquagénaire est assis sur le lit et il porte un regard résigné sur celui qu'il sait être son assassin. Bien qu'il accepte son sort, il ne peut contenir les larmes qui gonflent ses yeux quand la main de son bourreau vient tirer sa tête en arrière, par les cheveux, et que la lame froide s'enfonce dans sa gorge.
Un flot de sang jaillit en saccade de la carotide sectionnée. Le liquide s'infiltre dans la tranché, elle aussi sectionnée, et ressort par la bouche en un gargouillis, avant de s'écouler sur le menton de l'infortuné. Ses forces l'abandonnant au rythme des jets, l'homme s'écroule au sol et meurt quelques secondes après. Cain essuie son arme et quitte les lieux. Tout aussi tranquillement qu'il est venu.
Alors qu'il regagne son véhicule la puce qui devrait lui transmettre une fin de tâche tarde à le faire. Il se sent épié, il pourrait y avoir autant de "voisins bienveillants" qu'il y a de fenêtres, derrière lui la ruelle est vide à l'exception des tas d'ordures, l'air est malsain, lourd et chargé de gaz carbonique. La saleté la poussière l'humidité se collent au chasseur de prime, une forte odeur d'urine vieillie lui vient aux narines, quand un vieux chnoque sort de derrière sa voiture, il n'a pas touché à la carrosserie mais avance vers Cain en titubant la main en avant sa face invisible sous les chiffons il gémit et l'odeur d'alcool et de bile remonte jusqu'au jeune homme.
Lorsque l'homme surgit, Cain se met en garde, prêt à faire jaillir la lame à nouveau. Il recule de quelques pas pour garder de la distance avec la loque qui lui fait face. Le cyborg pense d'abord à un poivrot, doublé très certainement d'un junky, totalement déphasé après l'absorption de diverses substances, mais un étrange sentiment le prend.
Halte là le vieux ! lui ordonne-t-il.
L'homme ne s'arrête pas tout de suite, il titube jusqu'à être à porté puis s'arrête et se fige.
- " Tu cherches quoi le tech ? Si t'as du fric on fait un deal."
La voix est assurée, grave et légèrement autoritaire. De prés les vêtements sont un tissu mimétique, il prend lentement l'apparence du cuir huilé. il est chaussé de rangers boueuses.
Cain s'apprête à coller son poing dans la figure du poivrot, il n'aime pas le ton qu'il emploie, car réfractaire à l'autorité. Mais la transformation des habits l'arrête. Mimétisme. Ce genre de vêtement ne se trouve pas au coin de toutes les rues. Même sa tunique est "hors la loi". Il l'avait fait confectionner grâce à du tissu mimétique trouver chez un petit receleur. A la base, c'est du matériel gouvernemental, utilisé par l'armée et les forces spéciales. Mais la corruption étant ce qu'elle est, des personnages comme lui peuvent user des mêmes armes...
Le cyborg observe un long moment son interlocuteur. A cet instant, il ne saurait dire s'il fait parti du gouvernement, des militaires, d'une organisation mafieuse ou s'il est un freelance comme lui.
Je ne traite pas avec n'importe qui ! lui lance-t-il. Et on m'attend ailleurs !
L'homme lui bloque l'accès à la portière, côté conducteur, de son véhicule. Ce n'est pas vraiment un problème, il a d'autres moyens d'entrée, mais il ne les utilise qu'en cas d'extrême urgence.
Les épaules de l'homme tremblent, un rire très bas s'échappe de son cache visage que Cain identifie, un masque à gaz, ce sont des nanites qui le forment et se transforment en "amas de tissus sales", l'homme s'écarte du véhicule et tend la main comme pour saluer Cain et l'inviter à monter.
-" Je vous en prie, je ne voudrais pas vous déranger dans votre tache. La confirmation de fin de tache tarde à venir."
L'homme s'écarte un peu plus.
- " Quelques info. et quelques richesses technologiques valent bien une vie, non ?"
L'attitude de l'homme apparaît de plus en plus agaçante. Sa façon d'agir, sa supériorité qui anime chacun de ses gestes, et son cynisme agace Cain de plus en plus. Mais pour qui se prend-il? Et puis, comment sait-il que le lieu de la seconde cible ne lui a pas été encore donné? S'il y a bien une chose qui énerve le cyborg, c'est qu'on le prenne pour un imbécile. Cet homme a intérêt d'avoir une bonne raison pour venir titiller sa patiente de la sorte.
Ca reste à voir ! répond-il, sans bouger, pour garder son interlocuteur dans son champ de vision.
- Vous n'avez pas effacé la bonne cible. Combien vous faudrait-il pour pirater le programme de validation et lui faire croire que la cible est bien effacée ? Celui que vous avez tué estimait sa vie à 500 yuans.
L'homme avait continué de s'écarter. Maintenant Cain pourrait prendre sa voiture et s'en aller s'il le voulait. Avec 500 yuans on ne pouvait pas aller loin, un an de survie tout au plus. A la connaissance de Cain il n'existait pas de programme capable de contourner la validation ou de la falsifier, mais il savait que créer un programme est toujours possible.
Cette fois-ci, Cain sort son arme et la pointe sur l'homme. Un léger sifflement indique que la cellule d'énergie est chargée et prête à abattre n'importe quelle cible.
Qui êtes-vous? Et qu'est-ce qui vous dit que ma cible n'était pas bonne? Et pour votre information, je ne suis pas un hackeur!
Maintenant, j'attends des explications ! Soyez convaincant !
L'homme lève lentement les mains, elles sont propres.
- " Vous croyiez vraiment pouvoir descendre Paul Mac Nily comme ça ? Si vous me tuez vous aurez pas mes info. Vous êtes pas un hacker, c'est con pour tout le monde ça."
Il est vraiment ennuyé ça se sent dans sa voix. Il a les épaules basses, les mains toujours en l'air, il ne bouge pas.
-C'était pas prévu.
Cain ne détache pas son regard de son interlocuteur. Il hésite sur l'attitude à adopter vis-à-vis de lui.
Que voulez-vous exactement? Il n'y aura aucun deal entre nous sans que j'en sache plus.
- On pensait que tu saurais craquer le programme. Si tu sais pas et que tu laisses ta cible tu seras toi aussi une cible et avec le lien que tu as maintenant ils te retrouveront sans problème. Si ça t'ennuie pas on va se dire au revoir gentiment et oublier qu'on s'est vu.
Et l'homme déjà commença à reculer lentement en se décalant à l'opposé de la voiture et se mettant sur la route.
"On" ? Voilà qui est de plus en plus étrange, pense Cain. Il a toujours fait en sorte d'agir le plus discrètement possible, de ne pas se vanter et de ne pas faire dans la démesure en tuant ses proies. Ceci afin d'éviter toutes visites de ce genre justement. Des petites frappes se prenant pour des surhommes et voulant l'envoyer six pieds sous terre. Mais cet homme là semble différent. Et puis, il y a tous ces non-dits... Il veut en savoir plus. Il n'est pas un pro du craquage de logiciel, mais il a déjà mis hors-service quelques systèmes.
Je n'ai pas pour habitude d'étaler mes compétences sur le pavé. Si j'en savais plus, je pourrais vous dire si je peux y faire ou pas!
L'autre réfléchit puis très vite lui fait signe de le suivre vers une maison juste à l'opposé de celle que Cain vient de quitter. Sans lui tourner le dos il s'y rend en crabe les mains le long du corps.
-Vient. Il va t'expliquer deux trois trucs. Faudra que tu bousilles ta puce si tu veux entrer.
Il parle de la puce qui marque tous les habitants, "puce" est un mot inexact, il s'agit d'un marqueur génétique grâce auquel le méga ordinateur peu localiser toute personne dans un rayon de 2 kilomètres autour d'un de ses relais. La "bousiller est facile, il sufit de s'injecter un virus nano tech. mais ça veut dire que Cain aura 24 h pour faire savoir qu'il est en vie. Sécurité sécurité, le système en est plein, beaucoup se demandent comment il peut ne pas y avoir de conflit interne vue le nombre de sécurité. Mais qui irait vérifier ? Cain en tout cas ne sait pas qui corrige les bugs, d'ailleurs qui tire les ficelles puisque l'ordinateur est un outil, les tech qui le réparent ? Ceux qui débuguent les programmes ? Ceux qui programmes à la commande ? Et qui passe les commandes ? ...... Autant de questions qui hante Mc Nily assit, enfoncé dans un canapé, visionnant l'acte de Cain encore et encore, le visage imperturbable depuis qu'il a baissé le fusil à pompe à canon scié muni de balles doumdoum de sa fabrication.
Cain suit son interlocuteur tout en restant aux aguets, l’arme toujours en main. Il ne sait qui est ce "il", ni pourquoi il doit désactiver sa puce, et il ne baissera pas sa garde avant d'avoir de plus amples informations.
Arrivé devant la maison, il sort d'une de ses poches une seringue électromagnétique et applique la pointe sur sa nuque, là où se trouve sa puce.
Le super-ordinateur connaît très bien les pratiques de certains de ses "administrés". Les désactivations sont monnaies courantes, et même si la plupart sont dues à des éléments extérieurs, atmosphère surchargée en électricité, fréquences radio en trop grand nombre, flux électromagnétiques, etc… il sait très bien qu'un petit pourcentage sont des actes volontaire des porteurs. Le problème, c'est qu'il ne peut faire la différence entre les deux. Il décréta donc, il y a plusieurs décennies de cela, que toutes les puces seraient implantées au niveau du cervelet. L'intensité du courant nécessaire pour désactiver la puce surcharge le système nerveux central, et le grand gestionnaire pensait que cela suffirait à décourager les fraudeurs. Mais c'était sans compter la détermination de ces derniers. Certes, les premières désactivations entraînent une perte de conscience, mais avec un peu d'entraînement, les porteurs encaissent très bien l'effet secondaire, et peuvent disparaître pendant 24 heures.
Une fois devenu invisible aux yeux du super-ordinateur, il pénétra dans la maison, et retrouva son interlocuteur assit sur un canapé, le regard fixé sur un écran de télé.
-Alors? Qui doit m'expliquer?
- Chasseur de prime je te présente Mac Nily.
L'homme relève le canon du fusil dont la bouche noire est dirigée sur le bas ventre de Cain. Il a dans les quarante ans peut-être plus, il est grand, carré et ses cheveux sont poivres et sel, il est sec, ses avant bras sortent d'une chemise de coton, un archaïsme.
- Tu sais pourquoi tu dois me tuer ?
Cain détaille ce Mac Nily un petit moment. Il n'y a aucune peur en lui. Du moins, aucune de celles qui remplissent le coeur des gens communs quand ils sont chassés. Mais cet homme a de l'expérience, cela ne fait aucun doute. Il sait maîtriser sa peur, et il sait comment réagir face à certaines situations.
Non ! répond le cyborg après quelques minutes. Je suis payé pour faire un job, pas pour me poser des questions.
-C'est pour ça que tu fais bien ton boulot. Je faisais bien le mien, mais j'ai arrêté et j'ai cru que ça n'irait pas plus loin. Tu es modifié.
Sa voix est calme, pas d'étonnement pas de surprise, il énonce des faits.
Le grand ordinateur a perdu les pédales, il se controle seul et nous prend pour ses unités. J'ai contacté une personne extérieure au Etats des brumes pour que la vérité éclate et j'ai monté un groupe pour le contrer et l'empêcher de tuer ceux qui ne veulent pas suivre son organigramme. C'est pour cela qu'il veut m'éliminer.
Il remonte la bouche du canon à hauteur de la poitrine.
Es-tu avec ou contre nous ?
Cain ne répond pas de suite. Il fixe son interlocuteur pour essayer de percevoir des signes de mensonges. Mais, s'il est bien ce qu'il dit être, Cain sait qu'il ne décèlera rien. Des hommes comme Mc Nily, et lui, se doivent de savoir mentir. Ca lui a souvent sauvé la vie.
- Je suis chasseur de prime. finit par dire Cain. Mes missions, c'est mon gagne pain. J'y gagne quoi moi là-dedans?
La vie.
Combien de temps penses-tu que le super ordinateur te laissera vivre avec ces donnés ? Combien de temps tu pourras vivre en sachant ça ? L'argent tu peux le créer, nous savons aussi nous approvisionner en technologies avancées, et on aura même bientôt un vaisseau.
Alors ? Il ne reste plus beaucoup de temps. Il a envoyé deux autres chasseurs après moi.
Cain ne savait s'il pouvait faire confiance à cet homme. Mais ce qu'il disait sonnait plus que juste. Et puis, il y avait certainement à gagner dans cette aventure.
Très bien ! Je marche !
Si le super ordinateur avait envoyé d'autres chasseurs après l'homme c'est qu'il avait tablé sur l'échec de Cain, et ce n'était pas flatteur.
Déjà Mc Nilly se lève et baisse son fusil, il fait signe au chasseur de prime de s'avancer et tire de dessous le fauteuil un mini lecteur de carte à film, le rétroprojecteur holographique projette une scèance de l'assemblée inter état dans laquelle ils annoncent le départ d'un vaisseau de très haute technologie avec des embryons humains génétiquement modifiés avec les dernière techniques connues de notre monde.
Mc Nilly a les yeux qui brillent :
Très Haute Technologie.
(..........A suivre.......)
Auteurs LhynSedrin et Korrigan.
Retrouvez Korrigan sur http://www.chroniques-ppp.fr/index.html
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